New York French Vibs

Blog d'actualité franco-americano-newyorkaise politique et culturelle à la sauce Dala. Z'aimerez ou z'aimerez, l'essentiel c'est qu'y ait débat!

25 mars 2007

Suis Dalawi #2


Dalawi #2
Vidéo envoyée par Dalawi

MES VIDEOS ONT CHANGE D'ADRESSE: http://dalawitv.canalblog.com

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24 mars 2007

SOS - Darfour


SOS - Darfour
Vidéo envoyée par Mumuse
Relayez cette video. Signez la petition http://www.europetition-darfour.fr/ Il est temps qu'on ouvre les yeux et qu'on agisse pour arreter cette horreur.

Posté par Dalawi à 20:32 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mars 2007

Suis Dalawi #1


Suis Dalawi #1
Vidéo envoyée par Dalawi
Le voici le voila, le premier numero de "Suis Dalawi". L'image est sans doute rikiki et de mauvaise qualite, ca me depite...Je ne peux pas charger plus gros. J'espere que vous y voyez quelque chose. MES VIDEOS ONT CHANGE D'ADRESSE: http://dalawitv.canalblog.com Le senateur Yung, interviewe ici, etait de passage a NY debut Mars pour presenter, lors d'une table ronde, le programme de Segolene Royal. Dites moi ce que vous en pensez!

Posté par Dalawi à 14:51 - New York en film - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

"Suis Dalawi"

P3170092Attention c'est la reprise!

En soirée (le temps de monter et tout et tout) je mettrai en ligne une petite émission, "Suis Dalawi". Elle vous présentera un lieu et une interview.

Je vous propose pour le premier numéro la Saint Patrick sur la 5ème Av. (malheureusement, on a loupé la parade...) et une interview politique du sénateur Richard Yung, pour le programme du PS.

A ce soir donc, j'espère que ça vous plaira! :)

Posté par Dalawi à 03:31 - New York en film - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mars 2007

Petit break

En ce moment je suis, comme qui dirait, surchargee. Entre les exams, les stages, les interviews et le blog, il faut choisir.

C'est ultra frustrant parce qu'en ce moment il y a pas mal d'articles qui paraissent sur les tumultueuses affaires francaises...Mais bon, je tenterai une mini revue de presse ce weekend.

Je prepare un projet video sur les actions mises en place autour de la campagne presidentielle francaise a NYC. Si tout va bien certaines ITWs seront en ligne la semaine prochaine.

Que la force soit avec vous au milieu de cette campagne de gueudins.

Alex ;)

Posté par Dalawi à 18:50 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mars 2007

Les Anglais misent sur Bayrou...

...comme de plus en plus de Francais d'ailleurs.

PRÉSIDENTIELLE •  François Bayrou : monsieur “N’importe qui” à l’Elysée

Un bon conseil : courez dare-dare chez le bookmaker le plus proche et pariez tout ce que vous pouvez sur François Bayrou, car il sera le prochain président de la République française. Il s’agit certes d’un homme dont vous ne savez probablement pas grand-chose. Mais le pire, c’est que les bookmakers britanniques n’en savent sans doute pas beaucoup plus que vous et qu’ils refuseront certainement de prendre votre pari. Tant pis, c’est l’intention qui compte. En l’occurrence, la ferme intention d’oublier Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal pour vous résigner à un chef de l’Etat français encore moins charismatique que Gordon Brown, le prochain Premier ministre britannique.


Une petite explication s’impose : à en croire certains sondages, si Bayrou parvenait au second tour de l’élection présidentielle, il battrait son adversaire, quel qu’il (ou qu’elle) soit, et succéderait le 7 mai prochain à Jacques Chirac. Tout le problème du candidat de l’UDF consiste donc à trouver le moyen de passer le premier tour. Il y a peu encore, cela semblait impossible. Le second tour était promis à un duel serré entre Sarko et Ségo. Mais c’était avant que Ségolène Royal n’entre en phase d’autodestruction, sapant imprudemment le soutien qu’elle avait acquis dans l’opinion à l’époque grisante de son entrée dans la course.


La candidate du PS va avoir des difficultés à se remettre de l’enthousiasme modéré suscité par ses “cent propositions”, et de sa prestation télévisée du lundi 19 février sur TF1. C’est ici qu’intervient François Bayrou, qui, patiemment, attendait une occasion de ce genre. Son score dans les sondages d’opinion a progressé lentement mais sûrement. Et Bayrou est sur une courbe ascendante, contrairement à Ségolène Royal, et leur écart est loin d’être insurmontable. Sans compter que, si les sondages continuent d’annoncer une victoire facile de Sarkozy dans un duel contre Royal, j’imagine déjà les socialistes se ruer sur François Bayrou au premier tour pour s’assurer qu’il sera bien présent pour la confrontation finale du 6 mai et en mesure de gagner. Une autre enquête a d’ailleurs montré que 55 % des Français espéraient voir le président de l’UDF atteindre le second tour.


Il n’est certes pas très connu à l’étranger, mais il fait partie depuis longtemps de la scène politique française : il dirige aujourd’hui le troisième parti de l’Assemblée nationale, a été ministre de l’Education et s’est déjà présenté à l’élection présidentielle de 2002, où il a fini quatrième. Il a 55 ans, est issu d’une famille d’agriculteurs des Pyrénées, père de six enfants et auteur de plusieurs ouvrages, notamment sur l’histoire de France. Il se montre généralement posé (bien que ses discours aient pris dernièrement un ton plus emphatique), et son programme est digne d’intérêt, quoique ni très excitant ni très original. Il appelle à la formation d’un gouvernement d’union nationale, et c’est quand il fustige les élites politiques et les médias déconnectés des Français qu’il est le plus crédible.


Mais comment les Français pourraient-ils élire quelqu’un qu’ils jugent terne depuis si longtemps ? ça n’est pas bien compliqué à expliquer : tout simplement parce que la moitié du pays déteste Sarko et que l’autre ne peut pas encadrer Ségo – ou du moins ne la trouve pas faite pour la magistrature suprême. Autant dire que l’issue de cette élection sera largement déterminée par le principe du “N’importe qui sauf…”. Et je vous parie que ce “N’importe qui” s’appellera François Bayrou.

Marcel

Berlins


The Guardian

Posté par Dalawi à 20:11 - Douceuuuh Franceuuuh - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 mars 2007

The Royal Oui?

Je vous propose un article de Charles Trueheart tire du mensuel The Atlantic Monthly, base a Washington.

Cet article traite essentiellement de la candidate socialiste, mais est egalement revelateur de l'image que nous renvoyons a l'etranger.

Elir la premiere femme presidente en France ne provoquera certainement pas le changement politique que souhaite le pays.

The Royal Oui ?

Par Charles Trueheart.

La France est un pays embourbe dans un systeme economique et social inadequat, un pays surtaxe et surregule qui fait face au chomage et a la sous-productivite, a l’immobilisme qui lui est propre quand ce n’est a de sporadiques explosions de violence. Les Francais eux-meme le reconnaissent et leur fierete est blessee.

En fait, les Francais affichent leur degout du status quo depuis un certain temps : en votant, en masse surprenante, pour des candidats d’extreme-droite a moitie fou, en s’opposant aux efforts maladroits du president Jacques Chirac de reforme des acquis sociaux, en faisant flamber des voitures et des batiments publics dans un elan de frustration et de desespoir, en rejetant une Constitution europeenne redigee par un de leurs anciens presidents et soutenue par toute la classe politique.

Par consequent, pour les elections de 2007 (...), les deux partis majoritaires de droite et de gauche ont choisi des candidats incarnant le renouveau.

Nicolas Sarkozy, 52 ans, et Segolene Royal, 53 ans, en usurpant effrontement le pouvoir a leurs anciens, incarnent ce ras-le-bol general (...).

Ces deux candidats, rompant avec la politique orthodoxe, ont bien entendu ete accueillis positivement par un electorat assoiffe de changement.

Sarkozy a appele a la « rupture tranquille » (...) et Segolene Royal a choque les propres membres de son parti en reclamant la creation de camps d’encadrement militaire pour les jeunes delinquants, la reeducation de leurs parents et un retour a l’  « ordre juste » du travail et des valeurs familiales. Tous deux ont fait des vagues en vantant les merites de systemes politiques etrangers, americain pour Sarkozy ( quelle horreur ! [sic]), britannique et suedois pour Royal. Sarkozy a travaille un discour, pronant l’ordre et la justice, qui correspond aux attentes d’un electorat tente par le Front National, toujours une menace pour les deux partis majoritaires. Royal, a sa propre sauce – et en repondant a la menace Sarkozy avec le sourire – a aussi reussi a seduire cet electorat.

Le caractere transcendental de son appel ne tient pas tant a la nature de ses propositions qu’a sa propre nature (...). Son sexe a bien entendu un grand role a jouer.

Elle attira, en effet, l’attention de la France sur sa personne pour la premiere fois, en choisissant d’afficher une partie de sa vie privee et en melageant feminisme et maternite.

Alors qu’elle etait ministre de l’environnement, sous Francois Mitterand, elle posa pour Paris-Match, peu apres avoir accouche du dernier de ses quatre enfants. Figure marginale pour certains au sein de son parti, elle a su s’attirer la faveur des electeurs par la suite. Et cela a demarre il y a trois ans (...) lorsqu’elle est devenue presidente de la region Poitou-Charentes. L’ete dernier, les pilliers du parti socialiste ont ete ebranles lorsque Royal est apparue plus credible dans les sondages face a Nicolas Sarkozy que les « elephants » du PS.

« Il n’y avait plus rien a faire a partir du moment ou les femmes ont vu en Segolene Royal un moyen personnel de se venger de leurs epoux, de leurs peres ou de leurs patrons », se lamentait Jack Lang, ancien ministre de la culture de 67 ans, candidat invetere a la presidentielle.

Un autre elephant, plus jeune celui-la, aux ambitions presidentielles bien marquees, n’etait autre que le partenaire de Segolene Royal et le pere de ses quatre enfants, Francois Hollande, president du Parti Socialiste. Il se bat aujourd’hui pour sa victoire, offrant a la candidate rebelle l’appui officielle du parti, et rassurant par la meme certains electeurs de gauche mal-a-l’aise face aux idees dangereusement novatrices de la candidate (comme par exemple le reamenagement des 35 heures ou le rallongement des heures de travail des enseignants).

Hollande et Royal, quoi qu’il puisse se passer dans leur vie privee jalousement gardee, reste un couple politique qui reussi (on peut eventuellement penser aux Clinton), et qui a aussi eleve quatre enfants tout en gerant des carrieres bien chargees (...).

Aymeric Mantoux et Benoist Simmat, dans leur biographie de Segolene Royal (...) decrivent « une femme de gauche et une mere de droite ». Royal a fait de questions minimisees par la classe politique, le symbole de son attachement aux problemes qui touchent  les Francais : famille, education, travail, ordre et environnement.

Mais face aux attaques de l’opposition et des medias, Royal resiste, esquive et s’en remet au peuple.

Pendant son premier voyage a l’etranger, en tant que candidate du PS, au Moyen-Orient, elle trebuche quelques fois dans ses propos mais retablie le tire par une accolade avec Ehud Olmert et revient en France avec une credibilite inchangee et des sondages en sa faveur.

En effet, elle conduisait jusqu’a present une campagne presidentielle fondee sur l’ecoute. Elle a instaure le debat participatif sur son site internet « Desir d’Avenir » (...).

Mis a part son sourire Mary Tyler Moure, Segolene Royal a un cote crispe et distant qu’elle a du heriter de son pere (...) un lieutenant colonel de l’armee francaise dont les freres etaient petainistes. Elle naquit a Dakar et demenagea en Martinique avant la retraite de son pere, puis la famille s’installa dans un petit village de Lorraine pour y mener une vie rigide de petit-bourgeois. Elle fut la quatrieme parmi huit freres et soeurs, le dernier « etre inferieur » de la famille, dit-elle. A 19 ans, alors qu’elle etudie a Nancy, elle prend le parti de sa mere, qui a enfin quitter son mari autoritaire, et l’aide a le poursuivre en justice. L’histoire de la famille Royal a captive les Francais, car elle construit l’image de la candidate, jeune fille qui a fuit un destin amere pour se reinventer a Paris. Cela explique egalement sa volonte de construire une famille hors mariage (choix peu courant en France), ainsi que le theme de victimisation qui teinte son discours, bien qu’elle prone le triomphe face a l’adversite.

« J’ai decide que les injustces infligees aux femmes ne seraient pas une fatalite », a t-elle dit dans une recente emission.

« L’ecole a ete pour moi un moyen de reprendre ma liberte et c’est ce qui devrait etre possible pour tout jeune aujourd’hui ». Dans un de ses discours, dans les annees 90, elle s’est adressee a la sainte Jeanne d’Arc elle-meme : « Je veux te dire, au nom de toutes les femmes, de nos soeurs qui ont ete brulees, mutilees, vendues, exploitees, tuees a la naissance parce qu’elles etaient des filles, que nous avons vraiment besoin que d’autres Jeanne se dressent a travers le monde. Les politiques, a ton image, devraient etre derangeants, eminemment genereux et ferocement juste ».

Marc Lambron, un auteur reconnu, etait assez intrigue pour publier un livre sur Royal a l’automne dernier. Il debute sur la speculation qu’elle serait  une autre fille cachee de Francois Mitterand.

Au sens figure, bien entendu, cette ancienne alliee de Mitterand est vue comme la garante de l’heritage socialiste.

(...) Lambron comparait [dans une interview] la decapitation du parti socialiste traditionnel infligee par Royal a la vengeance tranchante d’Uma Thurman dans Kill Bill. Il la compare egalement, non sans dedain, aux tele-evangelistes prechant les croyants, avec son « charismatique message d’espoir et de fierte, qui veut en finir du masochisme ».

Sa phrase l’ « ordre juste », fait-il remarquer, s’inspire d’un Saint-Thomas d’Aquin cher a Benoit XVI. Et face a la sainte Segolene en tailleur blanc, ajoute Lambron, se dresse Sarkozy, qui a toujours eu l’image d’un ruse agisseur de l’ombre, « le genre Soprano ».

(...) Puisque des solutions concretes et douloureuses [aux problemes de la France] ne sont pas encore avancees, quoi de mieux comme placebo que l’election d’une femme moderne a la presidence ? J’aime un des slogans qui revele le pari auquel vont se preter les Francais ce printemps : « Plutot se tromper sur Segolene qu’avoir raison concernant Sarkozy ».

Au soir du 6 Mai, quand les Francais iront se coucher avec un nouveau president a la tete de l’Etat, on pourra dire avec assurance qu’ils auront opte pour le changement. Un changement non specifie ou peut-etre juste apparent. Et s’ils choisssisent Segolene, ils prendront un risque qui en dira plus long sur leur desir d’un nouveau leadership que sur madame Royal.

Posté par Dalawi à 23:04 - News - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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