06 mars 2007
Les Anglais misent sur Bayrou...
...comme de plus en plus de Francais d'ailleurs.
PRÉSIDENTIELLE • François Bayrou : monsieur “N’importe qui” à l’Elysée

Un bon conseil : courez dare-dare chez le bookmaker le plus proche et pariez tout ce que vous pouvez sur François Bayrou, car il sera le prochain président de la République française. Il s’agit certes d’un homme dont vous ne savez probablement pas grand-chose. Mais le pire, c’est que les bookmakers britanniques n’en savent sans doute pas beaucoup plus que vous et qu’ils refuseront certainement de prendre votre pari. Tant pis, c’est l’intention qui compte. En l’occurrence, la ferme intention d’oublier Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal pour vous résigner à un chef de l’Etat français encore moins charismatique que Gordon Brown, le prochain Premier ministre britannique.
Une petite explication s’impose : à en croire certains sondages, si Bayrou parvenait au second tour de l’élection présidentielle, il battrait son adversaire, quel qu’il (ou qu’elle) soit, et succéderait le 7 mai prochain à Jacques Chirac. Tout le problème du candidat de l’UDF consiste donc à trouver le moyen de passer le premier tour. Il y a peu encore, cela semblait impossible. Le second tour était promis à un duel serré entre Sarko et Ségo. Mais c’était avant que Ségolène Royal n’entre en phase d’autodestruction, sapant imprudemment le soutien qu’elle avait acquis dans l’opinion à l’époque grisante de son entrée dans la course.
La candidate du PS va avoir des difficultés à se remettre de l’enthousiasme modéré suscité par ses “cent propositions”, et de sa prestation télévisée du lundi 19 février sur TF1. C’est ici qu’intervient François Bayrou, qui, patiemment, attendait une occasion de ce genre. Son score dans les sondages d’opinion a progressé lentement mais sûrement. Et Bayrou est sur une courbe ascendante, contrairement à Ségolène Royal, et leur écart est loin d’être insurmontable. Sans compter que, si les sondages continuent d’annoncer une victoire facile de Sarkozy dans un duel contre Royal, j’imagine déjà les socialistes se ruer sur François Bayrou au premier tour pour s’assurer qu’il sera bien présent pour la confrontation finale du 6 mai et en mesure de gagner. Une autre enquête a d’ailleurs montré que 55 % des Français espéraient voir le président de l’UDF atteindre le second tour.
Il n’est certes pas très connu à l’étranger, mais il fait partie depuis longtemps de la scène politique française : il dirige aujourd’hui le troisième parti de l’Assemblée nationale, a été ministre de l’Education et s’est déjà présenté à l’élection présidentielle de 2002, où il a fini quatrième. Il a 55 ans, est issu d’une famille d’agriculteurs des Pyrénées, père de six enfants et auteur de plusieurs ouvrages, notamment sur l’histoire de France. Il se montre généralement posé (bien que ses discours aient pris dernièrement un ton plus emphatique), et son programme est digne d’intérêt, quoique ni très excitant ni très original. Il appelle à la formation d’un gouvernement d’union nationale, et c’est quand il fustige les élites politiques et les médias déconnectés des Français qu’il est le plus crédible.
Mais comment les Français pourraient-ils élire quelqu’un qu’ils jugent terne depuis si longtemps ? ça n’est pas bien compliqué à expliquer : tout simplement parce que la moitié du pays déteste Sarko et que l’autre ne peut pas encadrer Ségo – ou du moins ne la trouve pas faite pour la magistrature suprême. Autant dire que l’issue de cette élection sera largement déterminée par le principe du “N’importe qui sauf…”. Et je vous parie que ce “N’importe qui” s’appellera François Bayrou.
Marcel Berlins
The Guardian
05 mars 2007
The Royal Oui?
Je vous propose un article de Charles Trueheart tire du mensuel The Atlantic Monthly, base a Washington.
Cet article traite essentiellement de la candidate socialiste, mais est egalement revelateur de l'image que nous renvoyons a l'etranger.
Elir la premiere femme presidente en France ne provoquera certainement pas le changement politique que souhaite le pays.
The Royal Oui ?
Par Charles Trueheart.

La France est un pays embourbe dans un systeme economique et social inadequat, un pays surtaxe et surregule qui fait face au chomage et a la sous-productivite, a l’immobilisme qui lui est propre quand ce n’est a de sporadiques explosions de violence. Les Francais eux-meme le reconnaissent et leur fierete est blessee.
En fait, les Francais affichent leur degout du status quo depuis un certain temps : en votant, en masse surprenante, pour des candidats d’extreme-droite a moitie fou, en s’opposant aux efforts maladroits du president Jacques Chirac de reforme des acquis sociaux, en faisant flamber des voitures et des batiments publics dans un elan de frustration et de desespoir, en rejetant une Constitution europeenne redigee par un de leurs anciens presidents et soutenue par toute la classe politique.
Par consequent, pour les elections de 2007 (...), les deux partis majoritaires de droite et de gauche ont choisi des candidats incarnant le renouveau.
Nicolas Sarkozy, 52 ans, et Segolene Royal, 53 ans, en usurpant effrontement le pouvoir a leurs anciens, incarnent ce ras-le-bol general (...).
Ces deux candidats, rompant avec la politique orthodoxe, ont bien entendu ete accueillis positivement par un electorat assoiffe de changement.
Sarkozy a appele a la « rupture tranquille » (...) et Segolene Royal a choque les propres membres de son parti en reclamant la creation de camps d’encadrement militaire pour les jeunes delinquants, la reeducation de leurs parents et un retour a l’ « ordre juste » du travail et des valeurs familiales. Tous deux ont fait des vagues en vantant les merites de systemes politiques etrangers, americain pour Sarkozy ( quelle horreur ! [sic]), britannique et suedois pour Royal. Sarkozy a travaille un discour, pronant l’ordre et la justice, qui correspond aux attentes d’un electorat tente par le Front National, toujours une menace pour les deux partis majoritaires. Royal, a sa propre sauce – et en repondant a la menace Sarkozy avec le sourire – a aussi reussi a seduire cet electorat.
Le caractere transcendental de son appel ne tient pas tant a la nature de ses propositions qu’a sa propre nature (...). Son sexe a bien entendu un grand role a jouer.
Elle attira, en effet, l’attention de la France sur sa personne pour la premiere fois, en choisissant d’afficher une partie de sa vie privee et en melageant feminisme et maternite.
Alors qu’elle etait ministre de l’environnement, sous Francois Mitterand, elle posa pour Paris-Match, peu apres avoir accouche du dernier de ses quatre enfants. Figure marginale pour certains au sein de son parti, elle a su s’attirer la faveur des electeurs par la suite. Et cela a demarre il y a trois ans (...) lorsqu’elle est devenue presidente de la region Poitou-Charentes. L’ete dernier, les pilliers du parti socialiste ont ete ebranles lorsque Royal est apparue plus credible dans les sondages face a Nicolas Sarkozy que les « elephants » du PS.
« Il n’y avait plus rien a faire a partir du moment ou les femmes ont vu en Segolene Royal un moyen personnel de se venger de leurs epoux, de leurs peres ou de leurs patrons », se lamentait Jack Lang, ancien ministre de la culture de 67 ans, candidat invetere a la presidentielle.
Un autre elephant, plus jeune celui-la, aux ambitions presidentielles bien marquees, n’etait autre que le partenaire de Segolene Royal et le pere de ses quatre enfants, Francois Hollande, president du Parti Socialiste. Il se bat aujourd’hui pour sa victoire, offrant a la candidate rebelle l’appui officielle du parti, et rassurant par la meme certains electeurs de gauche mal-a-l’aise face aux idees dangereusement novatrices de la candidate (comme par exemple le reamenagement des 35 heures ou le rallongement des heures de travail des enseignants).
Hollande et Royal, quoi qu’il puisse se passer dans leur vie privee jalousement gardee, reste un couple politique qui reussi (on peut eventuellement penser aux Clinton), et qui a aussi eleve quatre enfants tout en gerant des carrieres bien chargees (...).
Aymeric Mantoux et Benoist Simmat, dans leur biographie de Segolene Royal (...) decrivent « une femme de gauche et une mere de droite ». Royal a fait de questions minimisees par la classe politique, le symbole de son attachement aux problemes qui touchent les Francais : famille, education, travail, ordre et environnement.
Mais face aux attaques de l’opposition et des medias, Royal resiste, esquive et s’en remet au peuple.
Pendant son premier voyage a l’etranger, en tant que candidate du PS, au Moyen-Orient, elle trebuche quelques fois dans ses propos mais retablie le tire par une accolade avec Ehud Olmert et revient en France avec une credibilite inchangee et des sondages en sa faveur.
En effet, elle conduisait jusqu’a present une campagne presidentielle fondee sur l’ecoute. Elle a instaure le debat participatif sur son site internet « Desir d’Avenir » (...).
Mis a part son sourire Mary Tyler Moure, Segolene Royal a un cote crispe et distant qu’elle a du heriter de son pere (...) un lieutenant colonel de l’armee francaise dont les freres etaient petainistes. Elle naquit a Dakar et demenagea en Martinique avant la retraite de son pere, puis la famille s’installa dans un petit village de Lorraine pour y mener une vie rigide de petit-bourgeois. Elle fut la quatrieme parmi huit freres et soeurs, le dernier « etre inferieur » de la famille, dit-elle. A 19 ans, alors qu’elle etudie a Nancy, elle prend le parti de sa mere, qui a enfin quitter son mari autoritaire, et l’aide a le poursuivre en justice. L’histoire de la famille Royal a captive les Francais, car elle construit l’image de la candidate, jeune fille qui a fuit un destin amere pour se reinventer a Paris. Cela explique egalement sa volonte de construire une famille hors mariage (choix peu courant en France), ainsi que le theme de victimisation qui teinte son discours, bien qu’elle prone le triomphe face a l’adversite.
« J’ai decide que les injustces infligees aux femmes ne seraient pas une fatalite », a t-elle dit dans une recente emission.
« L’ecole a ete pour moi un moyen de reprendre ma liberte et c’est ce qui devrait etre possible pour tout jeune aujourd’hui ». Dans un de ses discours, dans les annees 90, elle s’est adressee a la sainte Jeanne d’Arc elle-meme : « Je veux te dire, au nom de toutes les femmes, de nos soeurs qui ont ete brulees, mutilees, vendues, exploitees, tuees a la naissance parce qu’elles etaient des filles, que nous avons vraiment besoin que d’autres Jeanne se dressent a travers le monde. Les politiques, a ton image, devraient etre derangeants, eminemment genereux et ferocement juste ».
Marc Lambron, un auteur reconnu, etait assez intrigue pour publier un livre sur Royal a l’automne dernier. Il debute sur la speculation qu’elle serait une autre fille cachee de Francois Mitterand.
Au sens figure, bien entendu, cette ancienne alliee de Mitterand est vue comme la garante de l’heritage socialiste.
(...) Lambron comparait [dans une interview] la decapitation du parti socialiste traditionnel infligee par Royal a la vengeance tranchante d’Uma Thurman dans Kill Bill. Il la compare egalement, non sans dedain, aux tele-evangelistes prechant les croyants, avec son « charismatique message d’espoir et de fierte, qui veut en finir du masochisme ».
Sa phrase l’ « ordre juste », fait-il remarquer, s’inspire d’un Saint-Thomas d’Aquin cher a Benoit XVI. Et face a la sainte Segolene en tailleur blanc, ajoute Lambron, se dresse Sarkozy, qui a toujours eu l’image d’un ruse agisseur de l’ombre, « le genre Soprano ».
(...) Puisque des solutions concretes et douloureuses [aux problemes de la France] ne sont pas encore avancees, quoi de mieux comme placebo que l’election d’une femme moderne a la presidence ? J’aime un des slogans qui revele le pari auquel vont se preter les Francais ce printemps : « Plutot se tromper sur Segolene qu’avoir raison concernant Sarkozy ».
Au soir du 6 Mai, quand les Francais iront se coucher avec un nouveau president a la tete de l’Etat, on pourra dire avec assurance qu’ils auront opte pour le changement. Un changement non specifie ou peut-etre juste apparent. Et s’ils choisssisent Segolene, ils prendront un risque qui en dira plus long sur leur desir d’un nouveau leadership que sur madame Royal.
24 février 2007
Petit quizz Régis est un ...
«Al-Qaeda est sunnite ou chiite ?»
- «Les deux, surtout, probablement chiite.»
«Qu'est-ce que le Hezbollah ?»
- «Hezbollah... Pourquoi me posez-vous de telles questions à 17 heures ? Puis-je répondre en espagnol ?»
Les réponses suivantes ont été apportées par :
a- Un gamin hispanique de 10 ans
b- Un fermier texan
c- Le président du Comité sur le renseignement de la Chambres des représentants
Réponse c:
Laissez moi vous présenter un spécialiste de la Défense et de la guerre au Proche-Orient, Sylvestre Reyes.
Jeff Stein, spécialiste des questions de sécurité nationale au Congressional Quarterly, un éditeur de publications politiques auxquelles sont abonnés 95 % des parlementaires américains, achève ses interviews avec des hommes politiques ou des responsables du FBI en leur demandant quelle est la différence entre sunnites et chiites ou ce qu'est le Hezbollah.
Je trouve que c'est loin d'être drôle. C'est plutôt pathétique de se dire que ce pays est (je ne comprends toujours pas pourquoi, pourtant j'essaye) la première puissance du monde et qu'à ses commandes, on trouve des gens au QI franchement douteux...
Cette news n'est pas fraiche, Libé en parlait en Décembre, mais j'ai eu envie de la relayer au cas où vous soyiez passé à côté.
Je laisse les plus anglophones d'entre vous savourer l'article de Jeff Stein dans son intégralité.
CQ HOMELAND SECURITY – SpyTalk
Dec. 8, 2006 – 7:43 p.m.
Democrats’ New Intelligence Chairman Needs a Crash Course on al Qaeda
By Jeff Stein, CQ National Security Editor
Forty years ago, Sgt. Silvestre Reyes was a helicopter crew chief flying dangerous combat missions in South Vietnam from the top of a soaring rocky outcrop near the sea called Marble Mountain.
After the war, it turned out that the communist Viet Cong had tunneled into the hill and built a combat hospital right beneath the skids of Reyes’ UH-1 Huey gunship.
Now the five-term Texas Democrat, 62, is facing similar unpleasant surprises about the enemy, this time as the incoming chairman of the House Intelligence Committee.
That’s because, like a number of his colleagues and top counterterrorism officials that I’ve interviewed over the past several months, Reyes can’t answer some fundamental questions about the powerful forces arrayed against us in the Middle East.
It begs the question, of course: How can the Intelligence Committee do effective oversight of U.S. spy agencies when its leaders don’t know basics about the battlefield?
To his credit, Reyes, a kindly, thoughtful man who also sits on the Armed Service Committee, does see the undertows drawing the region into chaos.
For example, he knows that the 1,400- year-old split in Islam between Sunnis and Shiites not only fuels the militias and death squads in Iraq, it drives the competition for supremacy across the Middle East between Shiite Iran and Sunni Saudi Arabia.
That’s more than two key Republicans on the Intelligence Committee knew when I interviewed them last summer. Rep. Jo Ann Davis, R-Va., and Terry Everett, R-Ala., both back for another term, were flummoxed by such basic questions, as were several top counterterrorism officials at the FBI.
I thought it only right now to pose the same questions to a Democrat, especially one who will take charge of the Intelligence panel come January. The former border patrol agent also sits on the Armed Services Committee.
Reyes stumbled when I asked him a simple question about al Qaeda at the end of a 40-minute interview in his office last week. Members of the Intelligence Committee, mind you, are paid $165,200 a year to know more than basic facts about our foes in the Middle East.
We warmed up with a long discussion about intelligence issues and Iraq. And then we veered into terrorism’s major players.
To me, it’s like asking about Catholics and Protestants in Northern Ireland: Who’s on what side?
The dialogue went like this:
Al Qaeda is what, I asked, Sunni or Shia?
“Al Qaeda, they have both,” Reyes said. “You’re talking about predominately?”
“Sure,” I said, not knowing what else to say.
“Predominantly — probably Shiite,” he ventured.
He couldn’t have been more wrong.
Al Qaeda is profoundly Sunni. If a Shiite showed up at an al Qaeda club house, they’d slice off his head and use it for a soccer ball.
That’s because the extremist Sunnis who make up a l Qaeda consider all Shiites to be heretics.
Al Qaeda’s Sunni roots account for its very existence. Osama bin Laden and his followers believe the Saudi Royal family besmirched the true faith through their corruption and alliance with the United States, particularly allowing U.S. troops on Saudi soil.
It’s been five years since these Muslim extremists flew hijacked airliners into the World Trade Center.
Is it too much to ask that our intelligence overseers know who they are?
Civil War
And Hezbollah? I asked him. What are they?
“Hezbollah. Uh, Hezbollah...”
He laughed again, shifting in his seat.
“Why do you ask me these questions at five o’clock? Can I answer in Spanish? Do you speak Spanish?”
“Poquito,” I said—a little.
“Poquito?! “ He laughed again.
“Go ahead,” I said, talk to me about Sunnis and Shia in Spanish.
Reyes: “Well, I, uh....”
I apologized for putting him “on the spot a little.” But I reminded him that the people who have killed thousands of Americans on U.S. soil and in the Middle East have been front page news for a long time now.
It’s been 23 years since a Hezbollah suicide bomber killed over 200 U.S. military personnel in Beirut, mostly Marines.
Hezbollah, a creature of Iran, is close to taking over in Lebanon. Reports say they are helping train Iraqi Shiites to kill Sunnis in the spiralling civil war.
“Yeah,” Reyes said, rightly observing, “but . . . it’s not like the Hatfields and the McCoys. It’s a heck of a lot more complex.
“And I agree with you — we ought to expend some effort into understanding them. But speaking only for myself, it’s hard to keep things in perspective and in the categories.”
Reyes is not alone.
The best argument for needing to understand who’s what in the Middle East is probably the mistaken invasion itself, despite the preponderance of expert opinion that it was a terrible idea — including that of Bush’s father and his advisers. On the day in 2003 when Iraqi mobs toppled the statue of Saddam Hussein in Baghdad, Bush was said to be unaware of the possibility that a Sunni-Shia civil war could fill the power vacuum, according to a reliable source with good White House connections.
If President Bush and some of his closest associates, not to mention top counterterrorism officials, have demonstrated their own ignorance about who the players are in the Middle East, why should we expect the leaders of the House Intelligence Committee to get it right?
Trent Lott, the veteran Republican senator from Mississippi, said only last September that “It’s hard for Americans, all of us, including me, to understand what’s wrong with these people.”
“Why do they kill people of other religions because of religion?” wondered Lott, a member of the Senate Intelligence Committee, after a meeting with Bush.
“Why do they hate the Israelis and despise their right to exist? Why do they hate each other? Why do Sunnis kill Shiites? How do they tell the difference?
“They all look the same to me,” Lott said.
Haunting
The administration’s disinterest in the Arab world has rattled down the chain of command.
Only six people in the U.S. Embassy in Baghdad are fluent in Arabic, according to last week’s report of the Iraq Study Group. Only about two dozen of the embassy’s thousand employees have some familiarity with the language, the report said.
The Iraq Study Group was amazed to find that, despite spending $2 billion on Iraq in 2006, more wasn’t being done to try “to understand the people who fabricate, plant and explode roadside bombs.”
Rare is the military unit with an American soldier who can read a captured document or interrogate a prisoner, my own sources tell me.
It was that way in Vietnam, too, Reyes says, which “haunts us.”
“If you substitute Arabization for Vietnamization, if you substitute . . . our guys going in and taking over a place then leaving it and the bad guys come back in. . . .”
He trails off, despairing.
“I could draw many more analogies.”
Yet Reyes says he favors sending more troops there.
“If it’s going to target the militias and eliminate them, I think that’s a worthwhile investment,” he said.
It’s hard to find anybody in Iraq who thinks the U.S. can do that.
On “a temporary basis, I’m willing to ramp them up by twenty or thirty thousand . . . for, I don’t know, two months, four months, six months — but certainly that would be an exception,” Reyes said.
Meanwhile, the killing is going on below decks, too, within Sunni and Shiite groups and factions.
Anybody who pays serious attention to Iraq knows that.
Reyes says his first hearings come January will focus on how U.S. intelligence can do a better job helping the troops in Iraq.
It may be way too late for that.
“Stop giving me tests!” Reyes exclaimed, half kidding.
“I’m not going to talk to you any more!”
Next: More on intelligence topics from my interview with Rep. Reyes.
Jeff Stein can be reached at jstein@cq.com.
Et grace a AWA, la voici, la voila, la traduction de l'article!!! Un grand merci Awa. Je suis desolee, quand je fais un copier/coller, tout se met en un seul bloc...Pas moyen de faire une mise en page correcte... Il y a 40 ans, le sergent Sylvestre Ryes était le chef d'équipage d'équipage d'un hélicoptère de combat assigné à de dangereuses missions sur un un massif montagneux près de la mer appelé "Marble Sea". Après la guerre,on s'apercut que les Viet Cong (communistes) avait creusé un tunnel dans la colline pour y batir un hopital de guerre, juste sous les traces de dérapages de l'engin de Reyes. Aujourd'hui, le démocrate texan, 62 ans et cinq mandants, est confronté aux meme genre de surprises désagréables venant de l'ennemi, mais cette fois, c'est en sa qualité de Président du "House Intelligence Comitee". Car comme nombre de ses collègues et officiels de l'anti-terrorisme que j'ai interviewé ces derniers mois,Reyes est incapable de répondre à des questions fondamentales sur les forces auxquelles nous devons faire face au Moyent-Orient. Evidemment, la question s'impose d'elle-meme: comment le comité peut efficacement exercer une surveillance globale des services secrets américains si ses leaders n'ont pas de notions de base à propos de ce qui se passe sur le terrain? A sa décharge, Reyes, un homme gentil et prévenant siégeant notamment au "Armed Service Comitte" voit bien pour quelles raisons profondes la région est plongée dans le chaos. Par exemple,il sait que si la séparation vieille de 1400 ans entre musulmans Sunnites et Chiites alimente les milices et esquadrons de la mort, elle est aussi le moteur de la course à la suprématie dans le Moyen Orient et ce à travers l'Iran chiite et l'Arabie sunnite. C'est plus que ce que deux grands républicains du comité savaient quand je les ai interviewés l'été dernier. Les républicains Jo Ann Davis et Terry Everett, tous deux débutant leur second mandat étaient décontenancés par des questions aussi basiques, tout comme plusieurs officiels de l'anti-terrorisme du FBI. J'ai pensé que poser les memes questions à un démocrate n'était que justice, en particulier à celui qui présidera le comité dès janvier prochain. Cet ancien agent de la police des frontière siège aussi au Armed Service Comitte. Le faux pas de Reyes intervient quand je lui pose une question simple au sujet d'Al Quaida à la fin d'un entretien de 40 mn dans son bureau la semaine dernière. Les membres de du comité, il faut le dire, sont payés 165200 dollars par an pour savoir un peu plus que des faits basiques sur nos adversaires au Moyen-Orient. Nous nous étions échauffés lors d'une longue discussion au sujet des problème de renseignements en Irak puis nous nous sommes penchés sur les grands acteurs du terrrisme en Irak. A mon sens,cela revient à s'encquérir de la question catholique: protestant en Irlande du Nord: qui est de quel coté? La conversation s'est pasée comme suit: -"Al qaida est sunnite ou chiite"? -"Al Qaida? Les deux" dit Reyes, vous voulez dire majoritairement” ? -"Oui", répondis-je, ne sachant pas quoi ajouter. -"Chiite" avanca t-il. La réponse était on-ne-peut-plus fausse. Al Qaida est profondément sunnite. Si un chiite se montrait dans un des quartiers d'Al Qaida, ils lui trancheraient la tète et en feraient un ballon de foot. C'est parce que les extrémistes sunnites qui forment Al Quaida considèrent les chiites comme des traitres. Les racines sunnites d'Al Qaida sont ancrées dans l'histoire mème de son existence. Ossama ben Laden et ses disciples pensent que la famille royale saoudienne a sali la vraie foi en se corrompant par leur alliance avec les américains, en particulier en autorisant la présence de troupes américaines sur le sol saoudien. Cela fait 5 ans que ces musulmans extrémistes ont détourné et lancé des avions de ligne sur le Worl Trade Center. Une (structure de renseignements) qui ait une vue d'ensemble sur ce qu'ils sont, est-ce trop demander? La guerre civile > -"Et le Hezbollah?" demandai-je, "qui sont-ils?" -"Le Hezbollah...euh..le Hezbollah" Il rit encore, en remuant dans son siège. -"Pourquoi me posez-vous ce genre de questions à cinq heures? Je peux vous répondre en espagnol?" "Vous parlez espagnol?" -"Poquito...(un peu)" -"Poquito?!" Il rit encore. -"Allez y,parlez moi du Hezbollah en espagnol." -"Eh bien...je..." Je me suis excuse de le mettre "sur le grill" un peu. Je lui rappelai cependant que les personnes responsables de la mort de milliers d'américains sur le territoire des Etats-Unis fasaient la une des journaux depuis un moment maintenant. En 23 ans, les kamikazes du Hezbollah ont tué plus de 200 militaires au Liban, en majorité des Marines. "Oui,dit reyes"mais ca n'est pas comme les Hatfield et les McCoy. C'est sacrément plus compliqué"observa t-il à juste titre. "Et je suis d'accord avec vous,nous devons faire plus d'efforts pour les comprendre. Mais,et je parle en mon nom, c'est difficle de placer les choses dans leur contexte et de les mettre en relation les unes avec les autres." Reyes n'est pas le seul. Il n'y a pas de meilleur argument pour expliquer la nécessité de comprendre ce qui se passe au Moyen-Orient que l'invasion ratée elle-meme, intervenue en dépit de l'abondance d'experts(dont Bush senior et ses conseillers) qui pensaient que c'était une très mauvaise idée. Selon une source fiable proche de la Maison Blanche ,en 2003, le jour ou les foules irakiennes ont renversé la statue de Saddam Hussein à Baghdad, Bush était inconscient de la possibilité qu'une guerre civile entre sunnites et chiites vise à combler un pouvoir vacant. Si le Président Bush et quelques uns de ses proches collaborateurs (abstraction faite des officiels de l'anti-terrorisme) ont montré leur propre ignorance en ce qui concerne les acteurs au Moyen-Orient, pourquoi s'attendre à ce que les leaders du HIC voient juste? Trent Lott, vétéran des senateurs républiacains et originaire du Mississipi a déclaré en septembre dernier qu'"il est difficile pour tous les américains,moi y compris,de comprendre ce qui ne va pas chez ces gens. Pourquoi haissent-ils les Israeliens en dépit de leur droit d'exister? Pourquoi se haissent-ils. Pourquoi les sunnites tuent les chiites? Comment se différencient-ils? Pour moi, ils se ressemblent tous." Hantés La rumeur du désintérèt du gouvernement pour le monde arabe a parcouru l'appareil exécutif. Selon les rapports, seul un empoloyé de l'ambassade américaine sur six parle couramment arabe.Seules deux douzaines d'entre eux (ils sont un millier) sont familliers avec la langue. Selon mes propres sources, les unités militaires comprenant un soldat capable de lire un document saisi ou d'interroger un prisonnier sont rares. -"C'était aussi comme ca au Vietnam", dit Reyes, "c'est ce qui nous hante. Si on substitue Arabization par Vietnamisation... nos gars qui y vont, qui prennent possession des lieux, s'en vont, puis les méchant qui reviennent...". Il s'égare, perdu... -"Je pourrais faire beaucoup d'autres comparaisons...." Et Pourtant,Reyes déclare ètre en faveur d'un envoi de troupes supplémentaires. -"Si c'est dans le but de cibler et d'éliminer les milices, je pense que c'est un investissement qui en vaut la peine". Difficile de trouver qui que ce soit en Irak qui en croit les américains capables. -"Dans un premier temps, j'aimerais renforcer les troupes de 20 ou 30000 soldats pours, disons, deux, trois mois, mais à titre exceptionnel bien sur" dit Reyes. Pendant ce temps,les tueries atteignent des sommets aussi à l'intérieur des factions sunnites et chiites. Quiconque prète une attention sérieuse à l'Iaq le sait. Reyes dit que ses premières réunions de janvier prochain seront centrées sur la facon d'aider au mieux les troupes en Irak. Il est peut-ètre trop tard pour ca. -"Arréter de me tester" s'exclama Reyes, en plaisantant à moitié. "Je ne vous parlerai plus!"23 février 2007
Students' Health coverage
Students' Health coverage
Vidéo envoyée par Dalawi
Metrozical : Panos Kappos
Metrozical : Panos Skappos
Vidéo envoyée par Dalawi
17 février 2007
Les élections françaises vues par l'Amérique du Nord
Suite à une question d'Odiile Deray sur la vision que portent les Américains sur nos élections, je publie un papier (un peu vieux, je vous l'accorde) qui aurait dû paraître dans le TOC de février, mais que je n'ai pas eu le temps de finaliser.
"La presse américaine est aussi réductrice que les médias français. Seules deux personnes incarnent la lutte dans la campagne présidentielle : Sarkozy et Royal.
Niveau popularité, Sarkozy l’emporte. Venu serrer quelques mains influentes en Septembre dernier, le « candidat pro-Américains » a une marge d’avance sur la « première femme susceptible de gagner les présidentielles en France ». Pour les experts la bipolarité de la campagne est claire. « A mon avis ce seront les élections les plus serrées de l’histoire de la France contemporaine», explique le Pr. Timothey Smith, auteur de La France injuste. « Tout se jouera entre Royal et Sarkozy. Quand à Le Pen et Bayrou (…) ce ne sont pas des candidats sérieux, et ils le savent ».
Mitchell Cohen, rédacteur en chef de la revue politique Dissent, se veut moins sûr de l’avenir des scrutins. « Il est trop tôt pour trancher. Les sondages montrent Royal en tête mais le premier tour peut réserver de mauvaises surprises à cause des votes fragmentés».
En ce début d’année, l’action de citoyens refusant la fatalité a dominée l’actualité française. Les enfants de Don Quichotte ont en quelques semaines fait adopter au gouvernement une charte visant à favoriser l’accès de tous au logement. Pas un mot à ce sujet dans la presse américaine.
La France bénéficierait peut-être d’une couverture médiatique plus importante fût-elle une alliée en Iraq. Ce jeu du « je t’aime, je t’aime plus » a débuté alors même que les Etats-Unis se bâtissaient sur le modèle révolutionnaire français. Et il n’est pas prêt de s’arrêter. « La France et les Etats-Unis ont toujours eu cette relation chaud-froid parce que chacune des deux Nations entend offrir au monde un modèle universel », affirme Tim Smith.
Les mesures sociales françaises sont donc les dernières préoccupations des Américains. Dans un pays ou même les démocrates sont conservateurs, leurs propres problèmes sociaux ne sont d’ailleurs pas une priorité. Le parallèle Clinton-Royal le prouve. « Hillary Clinton a une culture politique bien plus conservatrice que Ségolène Royal », explique Tim Smith. « Elle ne peut que rêver du type de réformes que Royal veut mettre en place ». Sa seule tentative de réforme sociale dans les années 90, concernant l’assurance maladie, n’a jamais abouti. Aujourd’hui ses préoccupations se portent avant tout sur la sécurité nationale et la lutte contre le terrorisme. En 2004 elle réclamait une augmentation de 10000 patrouilleurs aux frontières et soutenait la guerre en Irak. Alors que Ségolène Royal favorise le dialogue, Hillary Clinton prône une politique étranger agressive face a tout opposant des Etats-Unis ou d’Israël. Enfin elle défend des valeurs traditionnelles familiales et déclare que l’avortement est « un choix triste, voire tragique ». Hillary Clinton est bien loin de la modernité d’une Ségolène Royal qui voit le mariage comme une institution bourgeoise et défend le droit des couples homosexuels à l’adoption."
Feedback, mon ami...
Avis aux amateurs des petites videos: si vous avez envie de voir quelque chose en particulier, que c'est réalisable et que j'ai le temps, je peux faire des sujets qui vous intéressent.
Donc si vous avez des suggestions, n'hésitez pas.
5eme Ave. a Noel
Les agoraphobes s'abstiendront, les fans de 'Maman j'ai encore rate l'avion' pleureront...Ze Subway
Ze Subway
Vidéo envoyée par Dalawi
Ah, le metro new yorkais...C'est tout un poeme, c'est archaique, ca grince, ca balotte, ca tangue mais ca ne deraille pas, et surtout...ca sent mauvais. J'y passe plus de 10 heures par semaine donc il faut bien que je lui trouve des bons cotes. Allez, petite balade en tro-me.
16 février 2007
Il fait bon vivre a NYC
Temps a NYC
Vidéo envoyée par Dalawi

