06 mars 2007
Les Anglais misent sur Bayrou...
...comme de plus en plus de Francais d'ailleurs.
PRÉSIDENTIELLE • François Bayrou : monsieur “N’importe qui” à l’Elysée

Un bon conseil : courez dare-dare chez le bookmaker le plus proche et pariez tout ce que vous pouvez sur François Bayrou, car il sera le prochain président de la République française. Il s’agit certes d’un homme dont vous ne savez probablement pas grand-chose. Mais le pire, c’est que les bookmakers britanniques n’en savent sans doute pas beaucoup plus que vous et qu’ils refuseront certainement de prendre votre pari. Tant pis, c’est l’intention qui compte. En l’occurrence, la ferme intention d’oublier Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal pour vous résigner à un chef de l’Etat français encore moins charismatique que Gordon Brown, le prochain Premier ministre britannique.
Une petite explication s’impose : à en croire certains sondages, si Bayrou parvenait au second tour de l’élection présidentielle, il battrait son adversaire, quel qu’il (ou qu’elle) soit, et succéderait le 7 mai prochain à Jacques Chirac. Tout le problème du candidat de l’UDF consiste donc à trouver le moyen de passer le premier tour. Il y a peu encore, cela semblait impossible. Le second tour était promis à un duel serré entre Sarko et Ségo. Mais c’était avant que Ségolène Royal n’entre en phase d’autodestruction, sapant imprudemment le soutien qu’elle avait acquis dans l’opinion à l’époque grisante de son entrée dans la course.
La candidate du PS va avoir des difficultés à se remettre de l’enthousiasme modéré suscité par ses “cent propositions”, et de sa prestation télévisée du lundi 19 février sur TF1. C’est ici qu’intervient François Bayrou, qui, patiemment, attendait une occasion de ce genre. Son score dans les sondages d’opinion a progressé lentement mais sûrement. Et Bayrou est sur une courbe ascendante, contrairement à Ségolène Royal, et leur écart est loin d’être insurmontable. Sans compter que, si les sondages continuent d’annoncer une victoire facile de Sarkozy dans un duel contre Royal, j’imagine déjà les socialistes se ruer sur François Bayrou au premier tour pour s’assurer qu’il sera bien présent pour la confrontation finale du 6 mai et en mesure de gagner. Une autre enquête a d’ailleurs montré que 55 % des Français espéraient voir le président de l’UDF atteindre le second tour.
Il n’est certes pas très connu à l’étranger, mais il fait partie depuis longtemps de la scène politique française : il dirige aujourd’hui le troisième parti de l’Assemblée nationale, a été ministre de l’Education et s’est déjà présenté à l’élection présidentielle de 2002, où il a fini quatrième. Il a 55 ans, est issu d’une famille d’agriculteurs des Pyrénées, père de six enfants et auteur de plusieurs ouvrages, notamment sur l’histoire de France. Il se montre généralement posé (bien que ses discours aient pris dernièrement un ton plus emphatique), et son programme est digne d’intérêt, quoique ni très excitant ni très original. Il appelle à la formation d’un gouvernement d’union nationale, et c’est quand il fustige les élites politiques et les médias déconnectés des Français qu’il est le plus crédible.
Mais comment les Français pourraient-ils élire quelqu’un qu’ils jugent terne depuis si longtemps ? ça n’est pas bien compliqué à expliquer : tout simplement parce que la moitié du pays déteste Sarko et que l’autre ne peut pas encadrer Ségo – ou du moins ne la trouve pas faite pour la magistrature suprême. Autant dire que l’issue de cette élection sera largement déterminée par le principe du “N’importe qui sauf…”. Et je vous parie que ce “N’importe qui” s’appellera François Bayrou.
Marcel Berlins
The Guardian
17 février 2007
Les élections françaises vues par l'Amérique du Nord
Suite à une question d'Odiile Deray sur la vision que portent les Américains sur nos élections, je publie un papier (un peu vieux, je vous l'accorde) qui aurait dû paraître dans le TOC de février, mais que je n'ai pas eu le temps de finaliser.
"La presse américaine est aussi réductrice que les médias français. Seules deux personnes incarnent la lutte dans la campagne présidentielle : Sarkozy et Royal.
Niveau popularité, Sarkozy l’emporte. Venu serrer quelques mains influentes en Septembre dernier, le « candidat pro-Américains » a une marge d’avance sur la « première femme susceptible de gagner les présidentielles en France ». Pour les experts la bipolarité de la campagne est claire. « A mon avis ce seront les élections les plus serrées de l’histoire de la France contemporaine», explique le Pr. Timothey Smith, auteur de La France injuste. « Tout se jouera entre Royal et Sarkozy. Quand à Le Pen et Bayrou (…) ce ne sont pas des candidats sérieux, et ils le savent ».
Mitchell Cohen, rédacteur en chef de la revue politique Dissent, se veut moins sûr de l’avenir des scrutins. « Il est trop tôt pour trancher. Les sondages montrent Royal en tête mais le premier tour peut réserver de mauvaises surprises à cause des votes fragmentés».
En ce début d’année, l’action de citoyens refusant la fatalité a dominée l’actualité française. Les enfants de Don Quichotte ont en quelques semaines fait adopter au gouvernement une charte visant à favoriser l’accès de tous au logement. Pas un mot à ce sujet dans la presse américaine.
La France bénéficierait peut-être d’une couverture médiatique plus importante fût-elle une alliée en Iraq. Ce jeu du « je t’aime, je t’aime plus » a débuté alors même que les Etats-Unis se bâtissaient sur le modèle révolutionnaire français. Et il n’est pas prêt de s’arrêter. « La France et les Etats-Unis ont toujours eu cette relation chaud-froid parce que chacune des deux Nations entend offrir au monde un modèle universel », affirme Tim Smith.
Les mesures sociales françaises sont donc les dernières préoccupations des Américains. Dans un pays ou même les démocrates sont conservateurs, leurs propres problèmes sociaux ne sont d’ailleurs pas une priorité. Le parallèle Clinton-Royal le prouve. « Hillary Clinton a une culture politique bien plus conservatrice que Ségolène Royal », explique Tim Smith. « Elle ne peut que rêver du type de réformes que Royal veut mettre en place ». Sa seule tentative de réforme sociale dans les années 90, concernant l’assurance maladie, n’a jamais abouti. Aujourd’hui ses préoccupations se portent avant tout sur la sécurité nationale et la lutte contre le terrorisme. En 2004 elle réclamait une augmentation de 10000 patrouilleurs aux frontières et soutenait la guerre en Irak. Alors que Ségolène Royal favorise le dialogue, Hillary Clinton prône une politique étranger agressive face a tout opposant des Etats-Unis ou d’Israël. Enfin elle défend des valeurs traditionnelles familiales et déclare que l’avortement est « un choix triste, voire tragique ». Hillary Clinton est bien loin de la modernité d’une Ségolène Royal qui voit le mariage comme une institution bourgeoise et défend le droit des couples homosexuels à l’adoption."
04 février 2007
Interview Philippe Val: Liberté d'expression vs Religion
Interview Philippe Val (Version Courte)
Vidéo envoyée par TOC
Charlie Hebdo est poursuivi pour avoir publié en fevrier 2006 les caricatures de Mahomet parues dans le journal danois "Jyllands-Posten". Philippe Val, directeur de la publication, revient sur l'importance de ce proces.
Merci à l'équipe de TOC pour cette vidéo. www.toc-mag.com
31 janvier 2007
Amnesty International pour la liberte d'expression sur internet
Je relaie ici l'info postee par Odiile Deray. La lutte contre la censure sur internet est menee par Amnesty International,
The Observer, Sunday May 28, 2006
Today, our chance to fight a new hi-tech tyranny
Forty-five years ago a remarkable article in The Observer launched Amnesty International. Now, we are joining with the human rights organisation again to highlight a new threat to freedom - internet censorship. Internet users are spied on, controlled and locked up around the world for opposing repressive regimes. This is our chance to do something about it. Here Kate Allen, UK director of Amnesty International, launches the campaign and tells how a simple email can make a difference.
24 janvier 2007
Internet au secours des sans abris
Internet au secours des sans abris
Vidéo envoyée par iPolTV
iPol est le magazine politique tout en images qui couvre l'actualité de l'autre campagne : celle des blogs et d'Internet, celle qu'on ne voit pas à la télé.
Leur objectif est de décrypter et illustrer en toute indépendance l'impact des nouveaux média sur les élections de 2007. iPol sera diffusé à partir du 16 janvier chaque semaine avec la sortie d'un nouveau numéro tous les mardi à la mi journée.
Ca vaut le clic regulierement!
Les équipes qui réalisent iPol sont des journalistes et professionnels de l'audiovisuel (Canal+, Paris Première, Reservoir Prod, Image et compagnie...).
Rédacteur en chef :Christophe Lancellotti
Voix off : Corine Versini
Monteur : Julien Elbhar
Ingénieur son / mix : Patrick Bataillard
Direction Artistique : Anne-Sophie de Revière
Musique : Be,noizy
Post-production son : DooWap
Producteur : Pierre-Etienne Pommier
iPol est produit par Bubble, société production indépendante. contact@ipol.fr
23 janvier 2007
Vie Privee: Vie Publique
Royal et Hollande, le programme commun
LE MONDE | 22.01.07 | 15h47 • Mis à jour le 22.01.07 | 15h47
Il venait d'essuyer quelques sifflets des pompiers de sa bonne ville de Tulle, et ça l'avait agacé. Samedi 6 janvier, le rituel des voeux de Jacques Chirac aux Corréziens à peine achevé, François Hollande s'échappe au hameau de Virevialle (Corrèze) pour partager une galette à l'invitation d'une association. "On va tirer les rois et comme vous le savez, c'est la reine qui compte aujourd'hui", lance, rigolard, le premier secrétaire du Parti socialiste, alors que Ségolène Royal se trouve à des milliers de kilomètres, en Chine. Dans l'assistance, une femme devine une fève dans sa frangipane. Elle est reine. "Erreur !, sourit François Hollande, brandissant lui aussi un petit Mickey en céramique. Les rois reprennent toujours le pouvoir. Les reines, ça n'a qu'un temps, c'est une illusion..." Des petites phrases comme celle-ci, aujourd'hui, ne passent plus.
Il y a péril en la demeure. Les Français ne comprennent pas quelle pièce joue en ce moment le couple Ségolène Royal-François Hollande. 47 % des personnes interrogées par l'institut CSA, les 17 et 18 janvier, selon un sondage paru dans Le Parisien Dimanche du 21 janvier, estiment que leurs "relations politiques" ne sont "pas claires". Relations politiques ? Interrogée le même jour sur Canal+, la candidate du PS n'est pas dupe : c'est son couple aussi qui est désigné. "J'avais dit que je voulais qu'on laisse ma famille tranquille. Je lutte, je lutte", soupire-t-elle en dénonçant "l'écart entre la gadgetisation de la politique et la réalité".
Le problème, c'est que, cette fois-ci, les attaques sont venues de son propre camp. Le défaut de la candidate ? "Son compagnon", a lâché Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, le 18 janvier, sur Canal+, mettant les pieds dans le plat. La première réaction de François Hollande est de faire le gros dos. Mais Stéphane Le Foll, son directeur de cabinet, hors de lui, le convainc qu'il ne faut pas laisser ce dérapage public impuni. Le lendemain, au cours d'une brève réunion rue de Solférino, François Hollande réclame un geste à Ségolène Royal pour ces "propos blessants et offensants". C'était surtout le mot de trop, quelques jours après une spectaculaire dispute sur la fiscalité - un sujet que le premier secrétaire estime indispensable de placer au coeur de la campagne, alors que ce n'est pas "une priorité" pour Ségolène Royal. "Montebourg, c'était aussi une intrusion dans le champ privé, dont elle est très jalouse", ajoute un proche de la candidate. En annonçant sa candidature, à Vitrolles, le 29 septembre, elle avait évoqué les "épreuves qui vont avec et dont je veux protéger ma famille".
Mais cette protection de sa vie personnelle, elle l'avait elle-même écornée, en avançant, le 29 juin, dans un train la conduisant à Rennes, l'hypothèse de son mariage avec François Hollande. Une initiative que son compagnon avait très modérément appréciée en l'apprenant par les médias. Puis, c'est lui qui, face aux lecteurs du Parisien, le 19 novembre 2006, répond, quand on lui demande où il va habiter si Ségolène Royal est élue : " Chez moi." Il n'en fallait pas plus pour alimenter la chronique de ce couple pacsé qui résiste aux plus pyschologues des observateurs, et nourrir sur Internet les rumeurs les plus folles. "Leur histoire, c'est un ciel irlandais", convient un intime. Et puis, reconnaît Mme Royal sur Canal+, "c'est vrai", le cas de figure "est inédit".
Pour comprendre, il faut revenir en arrière. François Hollande rêvait de cette campagne. Dix ans déjà qu'il dirige le PS, quatre ans qu'il croyait à sa chance de mener son camp au combat présidentiel. Jusqu'à la fin du mois de septembre 2006, il n'excluait pas de se porter candidat, mais il a dû s'incliner lui aussi devant l'irrésistible ascension de Ségolène Royal. Aujourd'hui, il ne veut pas disparaître. "Ce parti je l'ai construit, il est devenu une force comme jamais un candidat n'en a eu. Le PS doit jouer un rôle et ce, encore plus avec une candidate où il peut y avoir des calages à faire", répète-t-il à ses amis. Il aurait eu du mal à céder la place, avec ou sans "Ségolène". Il se trouve que c'est avec elle. Depuis, tout est prétexte à étincelles. Ségolène Royal et François Hollande se surveillent, ils se jalousent. Jusqu'à faire le compte des journalistes qui "suivent" l'un ou l'autre, pour mesurer leur influence. "Il y a qui avec toi ?", lui demande-t-elle, un soir de septembre 2006, alors qu'il revient de la fédération du Nord. François Hollande donne la liste de ceux qui roulent avec lui en voiture vers Paris, puis rabat d'un coup sec le clapet de son portable : "Et voilà ! La visite d'inspection est terminée !"
Même après le choix de la candidate par les militants, le 16 novembre, le petit jeu ne cesse pas. Le lendemain, le député parisien Jean-Christophe Cambadélis, principal lieutenant de Dominique Strauss-Kahn, rend les armes sur LCI : "Le général, maintenant, c'est Ségolène Royal." François Hollande, qu'il croise quelques instants plus tard, le corrige : "Le général, c'est moi !" Dix jours plus tard, dans son discours d'investiture, à la Mutualité, Ségolène Royal y revient : "J'entends ici et là ces commentaires sur le vocabulaire : chef de guerre ? général ? Je ne sais pas...", compose-t-elle. Ce jour-là, son micro est défaillant. Aussitôt le soupçon gagne des proches de la candidate : et si cela venait du côté du premier secrétaire ?
Dans cette guerre des roses, les deux équipes n'en sont pas à un excès près. D'un côté, on vitupère contre l'interventionnisme du premier secrétaire et les "technos" du PS. De l'autre, on critique les débats participatifs de la candidate dont les décors, en plus, ont oublié le rose et imposent le bleu. Boulevard Saint-Germain, l'appartement parisien dans lequel Ségolène Royal et sa garde rapprochée se sont installées, à deux pas du PS, est une forteresse que les secrétaires nationaux eux-mêmes ont du mal à franchir. "J'y suis allée, je me suis fait jeter manu militari !", s'insurge une élue. Le député de la Drôme Eric Besson a eu plus de chance, qui, troublé par quelques détails du Pacte écologique de Nicolas Hulot approuvés par la candidate, a réussi à passer les barrages, mercredi 17 janvier, jusqu'au bureau du directeur de cabinet, Christophe Chantepy. Aménagé avec coquetterie, l'endroit est déjà affublé d'un méchant surnom, "le panier garni".
François Hollande continue à penser qu'il aurait été meilleur pour mener la campagne. Mieux armé, meilleur tribun, et déjà, aujourd'hui, occupé à ferrailler avec Nicolas Sarkozy sur le terrain des propositions. Lorsque le premier secrétaire dessine dans Le Monde, le 19 décembre 2006, le programme économique d'un éventuel futur gouvernement et le plan de bataille fiscal, il ne la prévient qu'en trois mots, entre deux portes. En public, la candidate contient sa colère. Elle laisse Jean-Louis Bianco ironiser : "Que François Hollande (...) participe au débat participatif, c'est tout à fait son droit." Mais quand "François" assure, le 7 janvier, dans Le Parisien, qu'il "engage le Parti socialiste et (...) indique la politique qui sera menée par la prochaine majorité", alors qu'elle se trouve encore en Chine, elle le prend très mal. Et quand il fixe dans le même quotidien, quatre jours plus tard, à 4 000 euros net de revenu le seuil au-delà duquel la gauche reviendrait sur les baisses d'impôt, elle juge devant quelques-uns : "C'est un chiffre juste, mais mauvais."
Bien sûr, le parti a déjà connu ces moments de tension propres à l'élection du chef de l'Etat et les inévitables bouderies des premiers secrétaires. En 1988, Lionel Jospin avait abandonné la rue de Solférino pour des vacances en Grèce, excédé par la campagne d'"ouverture" menée depuis l'Elysée. En 1995, le numéro deux du parti, Jean Glavany, avait couché sur papier ses critiques à l'égard du candidat Jospin, qui venait lui-même de battre le premier secrétaire Henri Emmanuelli au cours d'une primaire. Ils seraient concurrents, de courants différents, on comprendrait. Mais aujourd'hui, la situation devient illisible. D'autant qu'on ne sait jamais si François Hollande rit, ou pas. "Sa ligne ? Quelle ligne ? Elle n'en a pas encore", lâche-t-il à la sortie de ses voeux à la presse, le 15 janvier. "Le charisme de Ségolène, c'est qu'elle n'en a pas", confie-t-il un autre jour, en forme de compliment, à des amis socialistes un peu surpris. L'humour est l'inconscient de François Hollande, et ses plaisanteries en disent parfois plus long que ses discours officiels... C'est toute la complexité du couple Royal-Hollande. Ils s'agacent, et ils se comprennent. Ils se voient peu, mais ils se téléphonent dix fois par jour - quitte à couper la ligne quand la tension s'exacerbe. Ils sont les plus lucides sur les défauts et les qualités de l'autre, mais ne laissent à personne d'autre le soin de les commenter. "François est insoupçonnable. Il ne veut pas que la candidate se plante", assure le député Bruno Le Roux, membre de la direction du PS.
Tous, dans l'équipe de Ségolène Royal, n'en sont pas persuadés. Mais après cette folle semaine, il faut resserrer les rangs. Ceux qui, autour de l'un ou de l'autre, ont pu jeter de l'huile sur le feu sont prévenus : "Dans les entourages, le temps des faucons est terminé", assure un proche de la candidate. La querelle, en effet, a déjà fait quelques dégâts. Un exemple : François Hollande ne se voit plus ministre si la candidate l'emporte. Récemment, il expliquait à un proche : "Tu comprends, au début, tout le monde trouverait ça très bien, très moderne. Mais au bout de six mois, au moindre problème, cela deviendrait intenable."
Ariane Chemin et Isabelle Mandraud Article paru dans l'édition du 23.01.07
22 janvier 2007
Appel a la releve active
Parce qu'en tant que jeunes ou futurs actifs nous sommes tous concernes. Que ce soit avec Generation Precaire ou Jeudi Noir, leur combat est le notre.
Sur http://www.jeudi-noir.org/
Décès de l’Abbé Pierre : "un lundi noir"
Après un week-end d’interpellations tous azimuts, Jeudi Noir, ce lundi, se réveille en deuil. Les jeunes galériens du logement saluent la mémoire du vieil homme qui, le premier, était devenu la mauvaise conscience des bien-logés.
Si les gouvernements successifs ont affirmé avoir entendu son appel, le droit au logement que l’abbé appelait de ses voeux est loin d’être effectif. Alors à notre manière, parmi tant d’autres, nous portons sa colère.
Vendredi soir, des représentants du ministère de la crise du logement se sont invités au "débat participatif" de Ségolène Royal à Roubaix pour obtenir de la candidate la promesse de sa venue au ministère. Promesse tenue dès samedi après-midi : Mme Royal a effectué une visite de soutien au ministère, déclarant encourager les réquisitions citoyennes "pour la bonne cause". Après les candidats de la LCR, du PCF et des Verts, la candidate PS s’est engagée à revenir dans les prochaines semaines pour aborder les questions de fond sur la crise du logement.
Samedi, Jeudi Noir Toulouse accomplissait sa première action de sensibilisation au prix du logement, dans une des nombreuses agences immobilières de la ville. Hier dimanche, à Orléans , un nouveau ministère de la crise du logement a été inauguré dans des locaux d’entreprise abandonnés depuis plusieurs annéees.
Un peu partout en France, les mal-logés sont donc en train de s’organiser pour ne pas être oubliés à nouveau par les pouvoirs publics.
Le collectif salue l’homme de la résistance, de l’appel de 54 et du combat pour le droit de chacun à disposer d’un toit.
Sa vie a été un combat sans relâche et pourtant, 53 ans après son appel, on compte toujours plus de sans-abris, de familles expulsées, de mal-logés.
53 ans après son appel, l’Abbé Pierre s’est éteint. Entre temps, l’homme est devenu un symbole de la lutte pourla dignité. Chacun lui rend hommage, y compris ceux dont l’action a été totalement contraire à son oeuvre. Leurs larmes ne seront d’aucune aide pour les mal-logés, qui ont compris qu’ils devraient poursuivre son action eux-mêmes.
L’équipe de Jeudi Noir
19 janvier 2007
Apati analyse les prises de chignons du PS
Analyse de J.M. Apathie sur Montebourg
Vidéo envoyée par skidoo
18 janvier 2007
Balkany tombe dans le panneau
balkany sarkozy pauvres en france
Vidéo envoyée par sarkophage
Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret et député des Hauts-de-Seine, insulte plusieurs millions de français. Merci a Annie, j'ai trouve la video sur son blog, http://nordcreuse.wordpress.com/
Vive Andy Bichlbaum, un des Yes Men, qui a reussi a pieger cet horrible politicien en faisant croire a un vrai live pour une chaine americaine.
L'incident Sevran n'est pas clos
Et non, ce n'est pas fini...
Merci a Joseph Donatien, de RFO Martinique pour l'info.
Un comité de vigilance contre le racisme et la négrophobie s'est forme le 13 Decembre dernier. Il n'entend pas laisser Sevran s'en tire aussi facilement.
Ci-dessous des extrait de leur communique.
Comité de vigilance contre le racisme et la négrophobie
Communiqué du 13 décembre 2007
À l’initiative des écrivains Calixthe Beyala et Claude Ribbe, de l’animateur Claudy Siar, de l’athlète Eunice Barber et de Daniel Valminos, président de la radio Mediatropical, des intellectuels, artistes, écrivains, sportifs et responsables d’associations, pour la plupart d’origine antillaise ou africaine, ont rencontré la presse samedi 13 janvier à 11 h à l’hôtel Lutétia à Paris.
En se défendant de toute attitude communautaire fondée sur la couleur de peau, mais en se réclamant au contraire de la tradition antiraciste de la République, ils ont annoncé leur décision de créer le jour même un Comité de vigilance contre le racisme et la négrophobie.
Le Comité s’indigne également de l’attitude de Dominique Sopo, président de SOS Racisme, qui s’est immiscé dans l’affaire pour s’entendre avec Pascal Sevran et lui proposer de faire un «reportage» en Afrique, ce qui est d’autant plus regrettable que, le 8 janvier 2006, Pascal Sevran, invité de l’émission de Marc Olivier Fogiel sur France 3, avait déclaré que le tourisme sexuel est une bonne chose pour les pays pauvres. « Sinon, ironisait l’animateur, qu’irions nous faire dans ces pays infestés de moustiques ?»
Considérant que Pascal Sevran non seulement ne s’est jamais excusé et n’a exprimé aucun regret pour ses propos, mais a entrepris de tirer parti de son impunité provisoire, considérant par ailleurs que les termes rapportés par Var Matin sont une récidive, puisque Pascal Sevran avait déjà tenus des propos insupportables en vantant le tourisme sexuel sur une antenne de France Télévisions le 8 janvier précédent, le Comité demande à Patrick de Carolis de supprimer purement et simplement l’émission de Pascal Sevran dans les quinze jours. Faute de quoi, une campagne de boycott pourrait être engagée contre les produits des annonceurs figurant dans les écrans publicitaires diffusés avant et après l’émission incriminée. Le Comité salue l’attitude de l'association des lecteurs de Marcel Jouhandeau et les Amis de Chaminadour. Cette association, présidée par Hugues Bachelot, le neveu de l’écrivain, a décidé de rayer Pascal Sevran de la liste de ses membres. «En tenant ces propos inadmissibles, Pascal Sevran s’est exclu de lui-même précise Hugues Bachelot». Le Comité se félicite également que RFO ait décide de supprimer l’émission de Sevran de la grille de ses programmes. L’affaire Sevran n’est pas un incident clos. Elle ne fait que commencer, de même que commence le combat contre la négrophobie. Car au-delà de l’affaire Sevran, le Comité constitué le 13 décembre a bien l’intention de s’occuper également d’Alain Finkielkraut et de Georges Frêche, dont les déclarations racistes et négrophobes sont restées jusqu’à présent impunies. Le Comité invite les intellectuels, artistes, écrivains, sportifs, qui se sentent concernés par la banalisation du racisme et de la négrophobie à le rejoindre dans le combat qu’il engage. Pour le Comité, Eunice Barber, Calixthe Beyala, Claude Ribbe, Claudy Siar, Daniel Valminos

