New York French Vibs

Blog d'actualité franco-americano-newyorkaise politique et culturelle à la sauce Dala. Z'aimerez ou z'aimerez, l'essentiel c'est qu'y ait débat!

31 janvier 2007

Amnesty International pour la liberte d'expression sur internet

Je relaie ici l'info postee par Odiile Deray. La lutte contre la censure sur internet est menee par Amnesty International,

http://irrepressible.info/

The Observer, Sunday May 28, 2006

Today, our chance to fight a new hi-tech tyranny

Forty-five years ago a remarkable article in The Observer launched Amnesty International. Now, we are joining with the human rights organisation again to highlight a new threat to freedom - internet censorship. Internet users are spied on, controlled and locked up around the world for opposing repressive regimes. This is our chance to do something about it. Here Kate Allen, UK director of Amnesty International, launches the campaign and tells how a simple email can make a difference.

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Profitez-en pour diner aux chandelles ou lire un bouquin

5 minutes de répit pour la planète

5 minutes de répit pour la planète
Lire l'article complet

Le 1er février 2007, dans toute la France :

Participez à la plus grande mobilisation
des citoyens contre le Changement Climatique !

L’Alliance pour la Planète lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.

Pourquoi le 1er février ? Car le lendemain sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.

Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l’élection présidentielle!

Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux ! Faites le également apparaître sur votre site Internet et dans vos news letters.

Contact/ information : Cyrielle, Les Amis de la Terre : 01 48 51 18 95.

Lire l'article complet sur le site des Amis de la Terre
Le 1er février, ils participent à leur manière au 5mns de répit pour la planète

Posté par Dalawi à 00:09 - Réchauffement de la planète - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 janvier 2007

En greve

Je suis d'humeur chafouine. Les cours reprennent, la France me manque, mes stages suck (la plupart du temps, bientot ca ira mieux)...Je rentre en greve de blog pendant quelques jours. De toute facon, ca manquera pas a beaucoup de gens puisque vous etes a peine deux ou trois a passer (vous n'en etes pas moins les plus interessants et les plus sympas-pommade neanmoins sincere). Bref, je fais mon caca en deprime.

I'll be back stronger, hopefully.

See ya in a few.

Ralex.

pq

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24 janvier 2007

Internet au secours des sans abris


Internet au secours des sans abris
Vidéo envoyée par iPolTV

iPol est le magazine politique tout en images qui couvre l'actualité de l'autre campagne : celle des blogs et d'Internet, celle qu'on ne voit pas à la télé.

Leur objectif est de décrypter et illustrer en toute indépendance l'impact des nouveaux média sur les élections de 2007. iPol sera diffusé à partir du 16 janvier chaque semaine avec la sortie d'un nouveau numéro tous les mardi à la mi journée.

Ca vaut le clic regulierement!

Les équipes qui réalisent iPol sont des journalistes et professionnels de l'audiovisuel (Canal+, Paris Première, Reservoir Prod, Image et compagnie...).

Rédacteur en chef :Christophe Lancellotti

Voix off : Corine Versini

Monteur : Julien Elbhar

Ingénieur son / mix : Patrick Bataillard

Direction Artistique : Anne-Sophie de Revière

Musique : Be,noizy

Post-production son : DooWap

Producteur : Pierre-Etienne Pommier

iPol est produit par Bubble, société production indépendante. contact@ipol.fr

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23 janvier 2007

Vie Privee: Vie Publique

Royal et Hollande, le programme commun

LE MONDE | 22.01.07 | 15h47 • Mis à jour le 22.01.07 | 15h47

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Il venait d'essuyer quelques sifflets des pompiers de sa bonne ville de Tulle, et ça l'avait agacé. Samedi 6 janvier, le rituel des voeux de Jacques Chirac aux Corréziens à peine achevé, François Hollande s'échappe au hameau de Virevialle (Corrèze) pour partager une galette à l'invitation d'une association. "On va tirer les rois et comme vous le savez, c'est la reine qui compte aujourd'hui", lance, rigolard, le premier secrétaire du Parti socialiste, alors que Ségolène Royal se trouve à des milliers de kilomètres, en Chine. Dans l'assistance, une femme devine une fève dans sa frangipane. Elle est reine. "Erreur !, sourit François Hollande, brandissant lui aussi un petit Mickey en céramique. Les rois reprennent toujours le pouvoir. Les reines, ça n'a qu'un temps, c'est une illusion..." Des petites phrases comme celle-ci, aujourd'hui, ne passent plus.

Il y a péril en la demeure. Les Français ne comprennent pas quelle pièce joue en ce moment le couple Ségolène Royal-François Hollande. 47 % des personnes interrogées par l'institut CSA, les 17 et 18 janvier, selon un sondage paru dans Le Parisien Dimanche du 21 janvier, estiment que leurs "relations politiques" ne sont "pas claires". Relations politiques ? Interrogée le même jour sur Canal+, la candidate du PS n'est pas dupe : c'est son couple aussi qui est désigné. "J'avais dit que je voulais qu'on laisse ma famille tranquille. Je lutte, je lutte", soupire-t-elle en dénonçant "l'écart entre la gadgetisation de la politique et la réalité".

Le problème, c'est que, cette fois-ci, les attaques sont venues de son propre camp. Le défaut de la candidate ? "Son compagnon", a lâché Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, le 18 janvier, sur Canal+, mettant les pieds dans le plat. La première réaction de François Hollande est de faire le gros dos. Mais Stéphane Le Foll, son directeur de cabinet, hors de lui, le convainc qu'il ne faut pas laisser ce dérapage public impuni. Le lendemain, au cours d'une brève réunion rue de Solférino, François Hollande réclame un geste à Ségolène Royal pour ces "propos blessants et offensants". C'était surtout le mot de trop, quelques jours après une spectaculaire dispute sur la fiscalité - un sujet que le premier secrétaire estime indispensable de placer au coeur de la campagne, alors que ce n'est pas "une priorité" pour Ségolène Royal. "Montebourg, c'était aussi une intrusion dans le champ privé, dont elle est très jalouse", ajoute un proche de la candidate. En annonçant sa candidature, à Vitrolles, le 29 septembre, elle avait évoqué les "épreuves qui vont avec et dont je veux protéger ma famille".

Mais cette protection de sa vie personnelle, elle l'avait elle-même écornée, en avançant, le 29 juin, dans un train la conduisant à Rennes, l'hypothèse de son mariage avec François Hollande. Une initiative que son compagnon avait très modérément appréciée en l'apprenant par les médias. Puis, c'est lui qui, face aux lecteurs du Parisien, le 19 novembre 2006, répond, quand on lui demande où il va habiter si Ségolène Royal est élue : " Chez moi." Il n'en fallait pas plus pour alimenter la chronique de ce couple pacsé qui résiste aux plus pyschologues des observateurs, et nourrir sur Internet les rumeurs les plus folles. "Leur histoire, c'est un ciel irlandais", convient un intime. Et puis, reconnaît Mme Royal sur Canal+, "c'est vrai", le cas de figure "est inédit".

Pour comprendre, il faut revenir en arrière. François Hollande rêvait de cette campagne. Dix ans déjà qu'il dirige le PS, quatre ans qu'il croyait à sa chance de mener son camp au combat présidentiel. Jusqu'à la fin du mois de septembre 2006, il n'excluait pas de se porter candidat, mais il a dû s'incliner lui aussi devant l'irrésistible ascension de Ségolène Royal. Aujourd'hui, il ne veut pas disparaître. "Ce parti je l'ai construit, il est devenu une force comme jamais un candidat n'en a eu. Le PS doit jouer un rôle et ce, encore plus avec une candidate où il peut y avoir des calages à faire", répète-t-il à ses amis. Il aurait eu du mal à céder la place, avec ou sans "Ségolène". Il se trouve que c'est avec elle. Depuis, tout est prétexte à étincelles. Ségolène Royal et François Hollande se surveillent, ils se jalousent. Jusqu'à faire le compte des journalistes qui "suivent" l'un ou l'autre, pour mesurer leur influence. "Il y a qui avec toi ?", lui demande-t-elle, un soir de septembre 2006, alors qu'il revient de la fédération du Nord. François Hollande donne la liste de ceux qui roulent avec lui en voiture vers Paris, puis rabat d'un coup sec le clapet de son portable : "Et voilà ! La visite d'inspection est terminée !"

Même après le choix de la candidate par les militants, le 16 novembre, le petit jeu ne cesse pas. Le lendemain, le député parisien Jean-Christophe Cambadélis, principal lieutenant de Dominique Strauss-Kahn, rend les armes sur LCI : "Le général, maintenant, c'est Ségolène Royal." François Hollande, qu'il croise quelques instants plus tard, le corrige : "Le général, c'est moi !" Dix jours plus tard, dans son discours d'investiture, à la Mutualité, Ségolène Royal y revient : "J'entends ici et là ces commentaires sur le vocabulaire : chef de guerre ? général ? Je ne sais pas...", compose-t-elle. Ce jour-là, son micro est défaillant. Aussitôt le soupçon gagne des proches de la candidate : et si cela venait du côté du premier secrétaire ?

Dans cette guerre des roses, les deux équipes n'en sont pas à un excès près. D'un côté, on vitupère contre l'interventionnisme du premier secrétaire et les "technos" du PS. De l'autre, on critique les débats participatifs de la candidate dont les décors, en plus, ont oublié le rose et imposent le bleu. Boulevard Saint-Germain, l'appartement parisien dans lequel Ségolène Royal et sa garde rapprochée se sont installées, à deux pas du PS, est une forteresse que les secrétaires nationaux eux-mêmes ont du mal à franchir. "J'y suis allée, je me suis fait jeter manu militari !", s'insurge une élue. Le député de la Drôme Eric Besson a eu plus de chance, qui, troublé par quelques détails du Pacte écologique de Nicolas Hulot approuvés par la candidate, a réussi à passer les barrages, mercredi 17 janvier, jusqu'au bureau du directeur de cabinet, Christophe Chantepy. Aménagé avec coquetterie, l'endroit est déjà affublé d'un méchant surnom, "le panier garni".

François Hollande continue à penser qu'il aurait été meilleur pour mener la campagne. Mieux armé, meilleur tribun, et déjà, aujourd'hui, occupé à ferrailler avec Nicolas Sarkozy sur le terrain des propositions. Lorsque le premier secrétaire dessine dans Le Monde, le 19 décembre 2006, le programme économique d'un éventuel futur gouvernement et le plan de bataille fiscal, il ne la prévient qu'en trois mots, entre deux portes. En public, la candidate contient sa colère. Elle laisse Jean-Louis Bianco ironiser : "Que François Hollande (...) participe au débat participatif, c'est tout à fait son droit." Mais quand "François" assure, le 7 janvier, dans Le Parisien, qu'il "engage le Parti socialiste et (...) indique la politique qui sera menée par la prochaine majorité", alors qu'elle se trouve encore en Chine, elle le prend très mal. Et quand il fixe dans le même quotidien, quatre jours plus tard, à 4 000 euros net de revenu le seuil au-delà duquel la gauche reviendrait sur les baisses d'impôt, elle juge devant quelques-uns : "C'est un chiffre juste, mais mauvais."

Bien sûr, le parti a déjà connu ces moments de tension propres à l'élection du chef de l'Etat et les inévitables bouderies des premiers secrétaires. En 1988, Lionel Jospin avait abandonné la rue de Solférino pour des vacances en Grèce, excédé par la campagne d'"ouverture" menée depuis l'Elysée. En 1995, le numéro deux du parti, Jean Glavany, avait couché sur papier ses critiques à l'égard du candidat Jospin, qui venait lui-même de battre le premier secrétaire Henri Emmanuelli au cours d'une primaire. Ils seraient concurrents, de courants différents, on comprendrait. Mais aujourd'hui, la situation devient illisible. D'autant qu'on ne sait jamais si François Hollande rit, ou pas. "Sa ligne ? Quelle ligne ? Elle n'en a pas encore", lâche-t-il à la sortie de ses voeux à la presse, le 15 janvier. "Le charisme de Ségolène, c'est qu'elle n'en a pas", confie-t-il un autre jour, en forme de compliment, à des amis socialistes un peu surpris. L'humour est l'inconscient de François Hollande, et ses plaisanteries en disent parfois plus long que ses discours officiels... C'est toute la complexité du couple Royal-Hollande. Ils s'agacent, et ils se comprennent. Ils se voient peu, mais ils se téléphonent dix fois par jour - quitte à couper la ligne quand la tension s'exacerbe. Ils sont les plus lucides sur les défauts et les qualités de l'autre, mais ne laissent à personne d'autre le soin de les commenter. "François est insoupçonnable. Il ne veut pas que la candidate se plante", assure le député Bruno Le Roux, membre de la direction du PS.

Tous, dans l'équipe de Ségolène Royal, n'en sont pas persuadés. Mais après cette folle semaine, il faut resserrer les rangs. Ceux qui, autour de l'un ou de l'autre, ont pu jeter de l'huile sur le feu sont prévenus : "Dans les entourages, le temps des faucons est terminé", assure un proche de la candidate. La querelle, en effet, a déjà fait quelques dégâts. Un exemple : François Hollande ne se voit plus ministre si la candidate l'emporte. Récemment, il expliquait à un proche : "Tu comprends, au début, tout le monde trouverait ça très bien, très moderne. Mais au bout de six mois, au moindre problème, cela deviendrait intenable."

Ariane Chemin et Isabelle Mandraud Article paru dans l'édition du 23.01.07

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Hillary, democrate ?

hunting2  Apres avoir annonce sa candidature aux presidentielles de 2008, Hillary declare ne pas vouloir du fond public pour financer sa campagne ($150 millions). En effet la candidate estime avoir suffisament de soutiens prives pour recolter beaucoup plus...

Ce systeme de financement public, mis en place dans les annees 70, avait, selon une commission d'enquete, "prouve son efficacite en reduisant l'influence d'individus ou de groupes, et en eradiquant ainsi la corruption de l'election presidentielle".

Hillary est donc la premiere a dire qu'elle se passera d'un tel systeme.

Cette campagne est pressentie comme etant la plus chere de l'histoire des presidentielles americaines. Son cout total serait evalue a une broutille: $1 milliard.

Posté par Dalawi à 17:49 - Les Américains gouvernent - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 janvier 2007

Appel a la releve active

Parce qu'en tant que jeunes ou futurs actifs nous sommes tous concernes. Que ce soit avec Generation Precaire ou Jeudi Noir, leur combat est le notre.

Sur http://www.jeudi-noir.org/

Décès de l’Abbé Pierre : "un lundi noir"

Après un week-end d’interpellations tous azimuts, Jeudi Noir, ce lundi, se réveille en deuil. Les jeunes galériens du logement saluent la mémoire du vieil homme qui, le premier, était devenu la mauvaise conscience des bien-logés.

Si les gouvernements successifs ont affirmé avoir entendu son appel, le droit au logement que l’abbé appelait de ses voeux est loin d’être effectif. Alors à notre manière, parmi tant d’autres, nous portons sa colère.

Vendredi soir, des représentants du ministère de la crise du logement se sont invités au "débat participatif" de Ségolène Royal à Roubaix pour obtenir de la candidate la promesse de sa venue au ministère. Promesse tenue dès samedi après-midi : Mme Royal a effectué une visite de soutien au ministère, déclarant encourager les réquisitions citoyennes "pour la bonne cause". Après les candidats de la LCR, du PCF et des Verts, la candidate PS s’est engagée à revenir dans les prochaines semaines pour aborder les questions de fond sur la crise du logement.

Samedi, Jeudi Noir Toulouse accomplissait sa première action de sensibilisation au prix du logement, dans une des nombreuses agences immobilières de la ville. Hier dimanche, à Orléans , un nouveau ministère de la crise du logement a été inauguré dans des locaux d’entreprise abandonnés depuis plusieurs annéees.

Un peu partout en France, les mal-logés sont donc en train de s’organiser pour ne pas être oubliés à nouveau par les pouvoirs publics.

Le collectif salue l’homme de la résistance, de l’appel de 54 et du combat pour le droit de chacun à disposer d’un toit.

Sa vie a été un combat sans relâche et pourtant, 53 ans après son appel, on compte toujours plus de sans-abris, de familles expulsées, de mal-logés.

53 ans après son appel, l’Abbé Pierre s’est éteint. Entre temps, l’homme est devenu un symbole de la lutte pourla dignité. Chacun lui rend hommage, y compris ceux dont l’action a été totalement contraire à son oeuvre. Leurs larmes ne seront d’aucune aide pour les mal-logés, qui ont compris qu’ils devraient poursuivre son action eux-mêmes.

L’équipe de Jeudi Noir

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21 janvier 2007

Quand la France maltraite ses enfants

jacques brel - la quête
Vidéo envoyée par bisonravi1987

Ahmed Meguini par Charlie Hebdo

Le 17 janvier dernier, pour la sixième fois en quatre ans, Ahmed Meguini, militant-journaliste à TOC, Technikart et à Canal +, comparaissait devant un tribunal. Son crime ? Etre systématiquement celui que des policiers ciblent dans une manifestation en raison de ses cheveux noirs bouclés et accusent de « violences envers les forces de l’ordre »… pour mieux le boucler.

Il y a beaucoup de monde pour soutenir Ahmed devant la 11ème chambre du TGI de Paris, la chambre d’appel. Toute l’équipe de TOC, le magazine engagé des trentenaires pour lequel il travaille et quelques personnalités amies, comme Roland Castro ou Tristan Mendès-France. Le policier en faction prévient « tous ceux qui sont venus pour monsieur Meguini ne pourront pas rentrer, la salle n’est pas prévue pour accueillir autant de monde ». D’autant qu’il y a d’autres affaires.

Abus de pouvoir symptômatique
Un prisonnier, menotté à deux policiers, est escorté à l’intérieur du tribunal. On ne peut pas lui donner d’âge, il regarde dans le vide. Totalement déshumanisé, il a abandonné son corps, sauf ses yeux, qui renvoient des éclairs noirs. Il est tenu à l’écart des autres prévenus, comme un chien dangereux.
Depuis quand les grands criminels sont-ils jugés devant un tribunal civil ? Depuis que des arrestations musclées débouchent sur des procédures en chaîne abusives, qui transforment de simples rebelles en bêtes enragées. Car le prévenu n’est pas là pour cambriolage ou meurtre en série. Comme Ahmed, il était reconnu de « violences envers les forces de l’ordre » à l’issue d’une interpellation très musclée, où il a été blessé. Il purge sa peine de trois mois ferme. Mais le policier qui l’a arrêté le fait revenir au tribunal pour réclamer en prime 1500 euros de dommages et intérêt. En effet, il s’est cassé le doigt lors de l’arrestation… Le prévenu, lui, ne se souvient de rien. Il était ivre lors de l’arrestation et l’enfer dans lequel il plonge depuis lui a coupé toute envie de parler ou de croire en la justice. Les membres du tribunal tentent de l’aider à s’exprimer, mais sa voix ne sort pas. Assis sur un banc avec Ahmed regarde ce policier quitter la salle d’audience en rêvant à ce qu’il va pouvoir enfin acheter à son gosse ou à sa femme. Et pense à celui qui repart, menottes au poignets, avec peut-être 1500 euros à payer sitôt sorti de l’enfer. Lui-même a du mal à continuer de croire en la justice. Il a perdu ses illusions quelque part entre Sarajevo et le dernier procès où il a été condamné sur la seule foi de versions policières qu’il conteste.

Militant à mater
Fils de Harki, il a servi la République comme sapeur-pompier et la Nation française comme volontaires partis combattre en ex-yougoslavie. Il en est revenu avec l’envie de mener uniquement des combats pacifiques. Il fait partie des fondateurs du mouvement du 21 avril (M21), créé pour mobiliser après la présence de Le Pen au second tout de l’élection présidentielle. En juillet 202, il manifeste dans les rues de Strasbourg à l’appel du réseau No Border pour soutenir la cause des Sans-papiers. Les Crs interviennent à coups de Flash Ball. Ahmed fait partie de l’équipe chargée des secours. Il est arrêté alors qu’il soigne un blessé. Sa gueule d’ange le rend incroyablement télégénique lorsqu’il passe en télé (on a pu le voir notamment dans le Grand journal de Denisot sur Canal +). Mais dans une manifestation, avec son blouson en cuir et son immense chevelure bouclée, il faut croire que son charisme d’ agitateur soixante-huitard arabe le désigne à la vindicte policière. Arrêté de façon totalement injuste, Ahmed s’enfuit. Il est rattrapé par une meute qui lui brise le poignet en lui mettant les menottes à terre. Au premier mouvement pour éviter un coup de matraque, il est bon pour « violences à agent», 1000 euros d’amendes, 3 mois de prison ferme dont la moitié en isolement pour que ses idées sur la prison « n’influent sur les autres détenus ». Libération et L’Humanité le soutiennent. Mais l’expérience n’en est pas moins traumatisante et son casier plombé. Il prend une ligne supplémentaire à l’occasion d’une opération anti-pub. Alors qu’il arrache avec d’autres militants des publicités, des agents de la RATP le plaquent au sol. Et lui collent un « outrage et violence envers agents », malgré les témoins qui maintiennent qu’Ahmed n’a pas été violent.

Casier plombé
La suite relève du cercle infernal. En tant que militant mais aussi en tant que journaliste, Ahmed participe à beaucoup de manifestations. Sans problème. Jusqu’aux manifestation anti-CPE, particulièrement passionnées.
Le 14 mars 2006, il est en reportage pour TOC devant la Sorbonne, qu’un groupe d’étudiants déchaînés cherchent à réoccuper. Autour de lui, les meneurs se saisissent du moindre tesson de bouteille pour du moindre pavé pour attaquer le premier barrage policier. Ahmed, lui, prend des notes sur son carnet et discute avec un photographe de l’agence CAPA. La tension monte. Une seconde ligne de CRS, restée plus loin dans la rue Champollion, vient au secours des premiers et charge en direction des manifestants. Dans la cohue, les manifestants reculent et bousculent tout autour d’eux. Cinq personnes tombent à terre à cause des petits plots de la Place de la Sorbonne et sont piétinées. Ahmed en fait partie. Heureusement, des policiers viennent l’aider à se relever et le mettent à l’écart avec d’autres. A ce moment, Ahmed n’imagine pas une seconde qu’il va être arrêté. « Un policier m’a dit qu’ils nous mettaient là pour nous protéger mais qu’il allait très vite nous relâcher ». Sauf que le policier croise un supérieur, à qui il demande ce qu’il doit faire de tous les interpellés. La réponse st sans appel : «  Violence en réunion pour tout le monde ! »

Violence en réunion pour tout le monde
A partir de là, le rapport de trois policiers donnent une version des faits totalement différente de celle d’Ahmed Meguini, qui se retrouve en cellule avec un jeune dénommé Zucca. Ils ont au moins dix ans d’écart et ne se connaissent pas. Mais à en croire les policiers de la rue Champollion, stationnés loin des manifestants et qui n’ont pu les entre-apercevoir que sous une pluie de projectiles, ils feraient partie des meneurs et auraient jeté des objets sur eux… Ils sont décrits comme ayant une « chevelure noire » pour l’un et un « blouson kaki avec une barbe naissante » pour l’autre. Deux signes distinctifs qui les ont visiblement sortis du lot. Comment repère-t-on une barbe naissante de si loin sous une pluie de projectile ? Les versions des policiers sont flottantes. L’un des policiers,  portant un nom d’orgine maghrébine, se plaint d’une jambière détériorée mais dit des prévenus qu’ils ont opposé une « vive résistance sans porter de coups ». Un second se plaint d’une blessure à la cuisse interne à cause d’un pavé mais avoue : « je ne peux pas dire par lequel des deux le pavé m’a été jeté dessus ». Comment dans ce cas peut-il être sûr qu’il s’agit bien de l’un des deux ?

Justice à deux vitesses ?
Dans le doute, pour les mêmes faits, le jeune Zucca a été très vite libéré. Pas Ahmed Meguini, que les premières injustices judiciaires ayant sali son casier, ont plombé. Il fait donc appel. Et comparaît dans l’espoir que la vérité éclate. Sa voix est calme. Il raconte l’événement sur un ton journalistique rigoureux. Il n’a plus les cheveux bouclés, plus que jamais une gueule d’ange, et une redingote troisième république qui lui sied à merveilles, comme jadis l’uniforme de pompier.
Le tribunal est perturbé. Il ne parvient pas à se faire une idée. Les versions sont trop différentes. En l’absence des policiers, qui ne sont pas venus donner leur version, le tribunal préfère reporter. L’audience est donc fixée au 6 avril pour les confronter et tenter d’y voir clair. Ahmed, qui pensait en finir, est épuisé mais soulagé qu’un tribunal ait enfin pris le temps de vouloir connaître tous les éléments avant de juger. Il attend cette confrontation avec l’impatience d’un militant-journaliste qui ne supporte ni le mensonge ni l’injustice.

Caroline Fourest

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20 janvier 2007

La crise des banlieues vue par John Stewart


French riots
Vidéo envoyée par deep

Au moins, ils auront parle de nous une fois en 2005. Certaines choses sont tres bien vues, d'autres sont moins droles. Leur carte de France est correcte! Ils ont ca comme plus, par rapport a CNN qui m'etait Bordeaux en Espagne... Desolee pour les non-anglophones, pas de sous-titres. Allez, faut rigoler!

Posté par Dalawi à 01:51 - Adoucir les moeurs - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Avec le temps va, tout s'en va...

Je precise que bien que les meteorologues s'accordent a dire que Kyrill, n'a rien a voir avec le rechauffement de la planete, je mets cet article dans cette rubrique parce que creer une rubrique "Tempete" serait de mauvaise augure....

600_gale
(Wind-whipped waves flooded
the port of Wimereux in France
on Thursday, as a gale swept the
British Isles and Northern Europe.)

Le NYTimes  a traite  l'info. Le journaliste Marc Landler a donc de maniere classique fait un etat des degats et des morts dans les pays touches mais le fait qu'il scotche sur le processus de bapteme des tempetes m'a etonne...Vous me direz, j'ai appris quelque chose...

190_europe_3
(THE NETHERLANDS
A pedestrian clung to a pillar
for support against the storm in Rotterdam.
Several deaths were reported in the Netherlands.)

"Le nom Kyrill vient d'une tradition allemande qui consiste a nommer les tempetes. Tout le monde peut en nommer une contre remuneration. Baptiser un systeme a haute pression coute 385 dollars alors que ceux a basse pression, plus frequents, ne valent que 256 dollars. Trois freres et soeurs ont paye pour nommer ce systeme comme cadeau d'anniversaire pour leur pere de 65 ans, ignorant alors qu'il se transformerait en violente tempete.

'On espere qu'on s'en sortira sans trop de degats', a dit Rugen Genow, un des trois, a un journal allemand jeudi."

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SCOTLAND A young Highland cow,
a hardy breed, was up to its neck in
icy snow in Carronbridge.

J'espere que vous n'avez pas ete touche par Kyrill.

Posté par Dalawi à 01:19 - Réchauffement de la planète - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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